Je ne savais pas. Je ne me doutais même pas.

Lorsque j’ai commencé à bâtir des ateliers de spiritualité universelle, c’était pour répondre à des soifs. Rejetant l’Église ou les Églises, beaucoup ont un jour ressenti le vide de l’ère post-chrétienne (sous-titre du documentaire L’heureux Naufrage). En entendant comment beaucoup de personnes ont été marquées, blessées profondément par des attitudes de religieux, religieuses, de prêtres, par eux et ce qu’ils transmettaient, je comprenais qu’ils ne voulaient plus rien savoir.

Quand j’ai visionné ce documentaire, j’ai entendu les soifs profondes de retrouver des valeurs qu’ils avaient rejetées, mais plus encore la soif de profondeur, de transcendance, de vie intérieure signifiante.

Est alors monté en moi l’appel à bâtir quelque chose pour ces personnes. J’ai bâti un premier atelier intitulé Me relier à plus que moi. Je ne savais pas trop où j’allais au début. J’étais tombé, par hasar

d (!), sur un article intitulé L’écospiritualité, la spiritualité de l’écologie. (Curieusement je viens de lire un discours du Pape François qui reprend ce thème : la spiritualité de l’écologie.)

Ayant été personnellement très touché par le discours du chef autochtone au président des États-Unis en 1854, discours écrit au pied de Mosaïculture de la Terre-mère, j’ai peu à peu développé notre lien à la nature, cherchant à faire expérimenter le fait d’être lié à la nature, d’en faire partie. Puis de faire partie de l’univers, d’être formé des ingrédients venant des étoiles. Qu’est-ce que cela peut donc apporter ?…

Aujourd’hui je me suis promené dans une petite rue de Ste-Sophie derrière chez moi dans les Basses Laurentides. Je regardais le firmament tout bleu. Je me suis senti devant l’immensité inimaginable de l’univers, comme un infini devant mes yeux. Au fond de moi s’ouvrait cette dimension d’infini qui habite tout être humain, mais qui est le plus souvent inconsciente. Demandez-vous pourquoi tant de gens s’assoient au bord de l’océan et peuvent y demeurer longtemps sans se rendre compte du temps qui passe. L’océan nous donne d’ouvrir sur ce qui semble à nos yeux l’infini. L’immensité. J’ai tant aimé me promener sur le bord de la mer le matin, puis m’asseoir, regarder et m’ouvrir à la paix ressentie. La mer cependant est loin de chez moi et je ne voyage pas souvent.

Or voilà que j’ai plus que la mer : l’immensité de l’univers devant mes yeux avec ces milliards de galaxies comprenant chacune des milliards d’étoiles, même si je ne les vois pas, je sais qu’une immensité inimaginable, qui dépasse l’entendement, est là derrière ce firmament bleu.

Je ne vois pas, mais je sais et je m’ouvre à ce qui me dépasse. Je me laisse ressentir ce que me fait d’avoir le regard tourné vers cette immensité. Je contemple. Un espace sans mesure s’ouvre en moi. Celui qui est la Source de l’univers, l’âme du monde, est en moi et m’invite à une relation d’intimité. Je peux lui dire tu. J’accueille sa Présence et son Amour pour moi. Mon bonheur est grand, intense. Je goûte en marchant très lentement. Comment expliquer cela ? Je ne le sais pas. Je le vis.

Je ne savais pas qu’en bâtissant des ateliers pour répondre aux soifs des autres, j’en serais le premier bénéficiaire. Toute la nature et l’univers me parlent tellement et m’entrainent si loin en mes profondeurs. J’aime cette nature dont je suis. Je ne me doutais pas que l’intimité avec le Dieu de mon cœur s’intensifierait ainsi. Je rends grâce.

Invitation

 Vous êtes libres la fin de semaine de l’Action de grâce, du vendredi soir 11 octobre (19:00) au dimanche après-midi 13 octobre (15:30) ? Vous pouvez vivre cet atelier Me relier à plus que moi au Centre Le Soleil Levant. Visitez notre site web http://www.centrelesoleillevant.org pour plus de détails, volet Une spiritualité pour notre temps.

Vous pourrez aller aussi dans À propos de nous, photos et vidéos, voir la magnifique nature dans laquelle ce centre est situé. Habituellement c’est lors de la 2e fin de semaine d’octobre que les couleurs sont les plus belles, celle où l’atelier Me relier à plus que moi est offert.

Bienvenue !

Ghyslain Julien   ghyslainjulien@gmail.com

Devenir des passionnés de la Beauté

Ce que j’ai dans le cœur, c’est que nous devenions des passionnés de la Beauté. Que nous puissions voir, contempler les merveilles de beauté dans la nature, que nous sachions apprécier, goûter à la beauté de la musique qui éveille les profondeurs de l’être humain, que nous prenions le temps d’écouter des chants qui parlent à notre cœur, que nous sachions apprécier l’art qui éveille le meilleur de nous-mêmes.

« Prêter attention à la beauté et l’aimer, nous aide à sortir du pragmatisme utilitariste. Quand quelqu’un n’apprend pas à s’arrêter pour observer et évaluer ce qui est beau, il n’est pas étonnant que tout devienne pour lui objet d’usage et d’abus sans scrupule. » Laudato Si

Le printemps, quelle merveille ! Renaitre ! Tout renait. La vie semblait morte, puis tout éclate de vie nouvelle. Nous aussi, comme cette nature dont nous faisons partie, nous sommes appelés à renaitre, à retrouver le chemin de notre cœur. Nous avons besoin de silence pour y arriver, non pas un silence vide, mais un silence qui nous permet de rejoindre notre cœur profond, qui est un lieu de paix et d’intuitions pleines de vie.

Chaque saison a sa beauté et la découvrir, la contempler, permet d’aimer la vie. L’hiver avec les grandes étendues de blancheur – il faut sortir de la ville pour cela – nous permet d’être éveillés dans notre soif de pureté, de ce qui est vrai, juste, bon et beau. À la fin de l’hiver, qu’on peut trouver parfois un peu long, on vit dans l’espérance du printemps pour en jouir pleinement lorsqu’il arrive.

L’été pour moi, ce sont les lacs bleus reflétant le firmament, les chutes dont la force peut éveiller notre force de vivre et d’agir, les rivières qui coulent tantôt de façon tranquille, tantôt avec force. C’est la vie abondante qui éveille l’abondance de vie au cœur de nous, quand on sait s’y arrêter.

L’automne ! Peut-on ne pas être ébloui par tant de couleurs éclatantes ? Oui, on peut passer à côté, trop préoccupés par ce qui est à faire. Puis vient le dépouillement à l’automne. J’ai appris à apprécier l’automne. Un arbre dépouillé me redit l’essentiel. Ce n’est pas d’abord l’extérieur, c’est la force de l’enracinement et la magnificence du déploiement.

Savoir apprécier. Savoir s’émerveiller. Accueillir ce qui est. Découvrir partout et en tout temps la Beauté de la nature dont la grandeur des êtres humains, parfois cachée aux yeux qui ne voient pas, parfois bien visible et apparente.

Voilà, entre autres, ce qui m’a conduit à bâtir deux ateliers :

  • « Me relier à plus que moi» que j’animerai au Centre Le Soleil Levant du 8 juin (19h) au 10 juin (16h), puis du 20 août (19h) au 22 août (16h).
  • « L’étonnement devant les beautés, les mystères et les miracles de la nature» du 17 août (19 h) au 19 août (16 h).

Ghyslain Julien

Bienvenue !

 

Ghyslain Julien

Tout est relié

Tout est lié. Tout est relié. Tout est interdépendant. Quand on s’arrête à la nature, on découvre les écosystèmes où tous tes éléments sont en dépendance les uns des autres.

L’être humain, avec la construction des villes, s’est sorti de la nature et a vu la nature comme un élément dont il pouvait se servir à volonté. Il en a tellement abusé que nous sommes arrivés à une époque où la terre est en danger. Ou plutôt, comme me disait, avec raison, une jeune fille, c’est lui-même, l’être humain, qui est en danger de pouvoir survivre. Il s’est vécu en dehors de la nature. Il ne se sent plus relié, faire partie. Retrouver son humanité, c’est aussi retrouver ce lien d’appartenance à la nature.

J’ai fait une expérience. J’ai demandé à des personnes : « Quand vous pensez à la nature, qu’est-ce qui vous vient à l’idée ? » « Les arbres, les fleurs, le animaux, les oiseaux », ont-ils répondu. « Et encore, ai-je demandé ? »  « Les rivières, les fleuves, la mer… » « Et vous, ai-je demandé ?… Vous n’en faites pas partie ?… » On ne sait plus qu’on fait partie de la nature. Surtout on ne le vit plus. On ne se sent pas relié. On peut apprendre à se relier.

Tout est relié. On a opposé la science et la spiritualité. Normand Lévesque écrit : « Ma famille spirituelle inclut les écureuils, les mésanges, les érables et les peupliers, les grenouilles et les carpes. Parler aux oiseaux peut paraître étrange. Mais cela n’est-il pas bienfaisant après des années passées à parler  à nos ordinateurs et à nos voitures ? »

Benoit Lacroix écrit dans son livre « Que viennent les étoiles » (p.17) : « Aujourd’hui, grâce à la science, tout devient mystère ». À la page 30 de ce livre, il nous partage : « « C’est en aimant de plus en plus la nature, le cosmos entier, que j’ai appris à aimer personnellement… l’Initiateur de toute beauté. » « La recherche conduite par David Tracy sur la spiritualité des jeunes australiens peut nous aider à comprendre ce qui est en train de se produire chez les jeunes partout dans le monde. La jeunesse sécularisée d’aujourd’hui tend vers un au-delà de la vision scientifique et mécaniste du monde et est à la recherche du grand mystère sur lequel tout repose. Selon les jeunes, ils ne le retrouvent pas dans leurs Églises traditionnelles. » (Albert Nolan – Voir Tracy, The Spirituality Revolution)

On a opposé psychologie et spiritualité. Or la spiritualité doit s’enraciner dans la psychologie de l’être humain, sinon elle risque d’être illusoire et décevante : tout remettre à Quelqu’un d’autre, qu’on le nomme comme on voudra, déresponsabilise. De son côté, la psychologie ouvre ou devrait ouvrir sur le spirituel, le sens de la vie, la dimension de transcendance.

Est-ce que je me vis compartimenté ou unifié et relié ? Est-ce que je me ressens comme une île, non relié, ni à la nature, ni aux autres, à rien d’autre ?  On peut réapprendre à se relier.

Je vous propose une expérience : un atelier de spiritualité du 9 (19:00) au 11 mars (16:00) 2018, dont le titre est Me relier à plus que moi (une expérience à vivre). Pour plus d’information, voyez la présentation de cet atelier sur la Page Facebook Centre Le Soleil Levant – Volet Une spiritualité pour notre temps.

Que serais-je sans les arbres ?

Ce matin, je me lève et j’aperçois le soleil qui se lève sur les arbres au bout du petit lac où j’habite. Quelle beauté et quel cadeau à mon réveil ! Je regarde par ma fenêtre sur mon terrain : de beaux grands arbres, des érables, cinq érables adultes n’en faisant qu’un érable immense ! Deux grands pins, un beau bouleau sous mes yeux ! Quelle merveille ! Vient alors en moi : « Que serais-je sans les arbres. » J’imagine ces arbres, tous ces arbres, chez moi, en face de moi, disparus ! Quel vide cela ferait !

Puis l’eau du lac, ces reflets de soleil sur les arbres et le lac, les bernaches viennent de partir, au moment où j’écris, les canards sont arrivés et se glissent sur l’eau. Sans l’eau, je ne serais pas là. Sans l’eau, je périrais rapidement. Et sans les animaux de la terre et de l’eau, je n’y serais pas non plus. Je viens d’eux dans la chaine de la vie. Quel vide entrainerait leur disparition, même de quelques-uns qui me sont chers ! 

Me vient alors la pensée de toutes ces personnes que j’aime. Sans amour que serais-je ? Sans aimer et être aimé, il n’y a plus de vie. Tout est relié. Tout est dépendant de l’autre, des autres. Tout est donné.

Qu’est-ce qui relie tout ? L’amour. C’est l’amour qui relie tout dans l’univers. C’est l’amour qui me relie à tout : cet univers que j’aime et qui m’émerveille par ses mystères et ses merveilles, comme aiment à dire de nombreux scientifiques d’aujourd’hui ; cette terre, ma terre-mère, si remplie d’une vie si diversifiée et si belle avec tant d’innombrables beautés. Il me semble qu’il y a en tout un Amour qui est le lien entre tout, qui me relie à tout et qui habite le cœur de moi. Je me laisse goûter à cette Vie qui m’habite. Mon cœur est plein d’amour.

Ghyslain, écrit le 8 novembre 2017

Après avoir écrit cela, je tombe sur le texte qui suit d’Albert Einstein 

« Il y a une force extrêmement puissante pour laquelle jusqu’à présent, la science n’a pas trouvé une explication officielle. C’est une force qui comprend et régit toutes les autres et est même derrière tout phénomène qui opère dans l’univers et qui n’a pas encore été identifiée par nos soins. Cette Force Universelle est l’Amour…

 L’Amour est La Source, et La Source est Amour. Cette Force explique tout et donne son sens premier à la Vie. Il s’agit de la variable que nous avons ignorée pendant trop longtemps, peut-être, parce que l’Amour nous fait peur, puisque, c’est la seule énergie de l’Univers que l’homme n’a pas appris à gérer par sa volonté. »

Albert Einstein

 

S’émerveiller, c’est aimer

S’émerveiller en contemplant la beauté de la nature, c’est l’aimer, ce qui conduit à la respecter.  Découvrir « les merveilles et les miracles de la nature », comme disent maintenant de nombreux scientifiques, permet de l’aimer davantage et de nous ouvrir à une dimension qui nous dépasse. Plus je découvre ces merveilles étonnantes, plus je suis saisi intérieurement par un sentiment de sacré à l’intime de moi. « Aujourd’hui, grâce à la science, tout devient mystère. » (Benoit Lacroix  Que viennent les étoiles p.17)

Depuis que je découvre « les mystères de l’univers » et comment mon corps est formé de poussières d’étoiles, c’est-à-dire de débris d’éclatement d’étoiles qui se sont rassemblés pour former la terre d’une façon si étonnante qu’Hubert Reeves peut dire que « la vie sur terre est un miracle », plus je regarde mes mains si habiles, de capacités si diverses, et que je sais qu’elles proviennent des étoiles et sont formées de l’oxygène, du calcium et de l’hydrogène principalement, venant de ces étoiles, plus je suis émerveillé. Quelle œuvre étonnante et si merveilleuse que cette immense transformation ! Puis je m’arrête à mes yeux, capables de voir si petit et pourtant si loin, jusqu’à ces étoiles d’où je viens, je tombe à genoux intérieurement devant tant de grandeur. Ensuite mes oreilles qui peuvent entendre tous ces sons de la nature et écouter ce que les autres ont à me partager de ce qui se passe dans leur cœur. Et cette capacité de sentir toutes les odeurs de la nature, et ce toucher qui me met en contact avec les arbres, mais plus encore avec mes frères et sœurs en humanité, etc. Quel émerveillement ! Et dire que ce corps vient des étoiles ! Je ne puis que m’ouvrir à une Intelligence discrète qui anime tout ce qui existe.

Puis voici qu’arrivent les couleurs de l’automne. Cette beauté qui se reflète dans l’eau du lac. Et le soleil qui les fait resplendir alors qu’il se lève sur les arbres de ce lac en face de chez moi. Cette beauté des oiseaux, des canards, des bernaches. Puis mon hibiscus – comment puis-je dire « mon », car rien ne m’appartient, mais tout m’est donné – d’où est sortie enfin la première fleur hier, alors que presqu’une centaine de bourgeons sont prêts d’éclater. À ce moment, je perçois qu’il y a une Beauté, Source de toutes beautés, qui se laisse ainsi entrevoir.

Je m’émerveille des personnes que je connais en profondeur, même si je n’aurai jamais fini de les découvrir, et voilà que je sens cet amour surgir pour elles au cœur de moi. Tant de beautés, souvent cachées, que leur entourage ne connaît pas ou si peu parfois. La profondeur de l’humain me dépasse, malgré ce qu’on peut voir des êtres blessés qui commettent tant d’horreurs. Je vois quand même qu’il y a du divin dans l’humain, capable de pardon qui dépasse l’entendement, d’un don de soi étonnant pour secourir les autres. Plus grand que nous est en nous. Que dire de tant de créations artistiques faites par l’être humain, qui nous élèvent ou nous soulèvent ou nous apaisent et nous entrainent au cœur de nous dans l’émerveillement, que ce soit dans la musique, le chant, la danse, la peinture…

M’émerveiller de ce qui est dans mon cœur. Eh bien, oui. Je découvre en moi des dimensions qui me dépassent, me surprennent, sans que cela ne viennent d’efforts quelconques. Cela m’est donné.

Tu veux toi-même découvrir ces dimensions qui te dépassent et qui pourtant font partie de toi ? Je n’ai pas écrit cet article pour faire de la promotion, mais simplement pour exprimer ce qui habite mon cœur ce matin. Cependant ce que j’écris maintenant est dû en grande partie à ce que j’ai bâti déjà comme atelier de spiritualité. J’ai maintenant le goût de t’inviter à un nouvel atelier qui complète et prolonge celui que j’ai déjà donné, mais que tu peux vivre sans avoir vécu le premier. Peut-être que cette fois ne sera pas l’occasion pour toi d’y participer, mais si tu me laisses ton courriel ou si tu viens sur ma page Facebook, Centre Le Soleil Levant – Volet Une spiritualité pour notre temps, tu pourras, un jour ou l’autre, t’y inscrire et en faire l’expérience.  BIENVENUE !

Quand j’offre cet atelier ? À la fête de l’action de grâce ! Je sais qu’un grand nombre doivent avoir prévu d’autres activités, mais peut-être pas toi qui me lis. N’est-ce pas une magnifique occasion que « l’action de grâce » pour s’émerveiller de la beauté en tant de domaines ? Il aura donc lieu du 6 (19:00) au 8 (15:30) octobre 2017 au Centre Le Soleil Levant, 222 de l’étoile, Ste-Sophie, J5J 2M7.

Voici mon courriel ghyslainjulien@gmail.com. Tél. 450 438-2220.

Ghyslain Julien

 

 

 

 

Croire

Vous connaissez ce beau chant, interprété par Martin Deschamps ? « Il suffit de croire », répète-il. L’importance de croire dans une vie est fondamentale pour tout être humain.

Croire en la valeur fondamentale de toute personne humaine. Mais, comment y croire, lorsqu’on n’a pas découvert sa propre valeur, tant qu’on n’a pas fait l’expérience de sa beauté intérieure.

Croire en ses projets ? Oui s’ils sont nés, non pas d’une ambition personnelle, mais d’une intuition profonde qui demeure et qui se concrétise au pas à pas. Savoir attendre l’heure, alors qu’on est si « pressés » que se réalise ce qu’on a à coeur, est essentiel. Puis on peut découvrir dans ce pas à pas, que ce qu’on a souhaité, ne se réalise pas nécessairement comme on l’a imaginé. C’est là que l’apprentissage au discernement est si important pour avancer à partir de ce qui est donné, en même temps qu’en fidélité à ce qu’on porte.

Quand une déception arrive, comment continuer à croire ? Je vous partage mon expérience et ce qui fait ma force. Je crois qu’un plus grand que moi me conduit à travers mes intuitions et mes discernements. Toute ma vie en témoigne. Parfois j’ai vécu des attentes où j’aurais tellement souhaité que ça aille plus vite, que j’avais envie de faire des pas malgré l’incertitude. Je ne les ai pas faits avant que la lumière se fasse. Je vois aujourd’hui comment je me serais alors trompé. Ce qui était donné est arrivé et était tellement mieux que les pas que j’aurais faits dans la hâte que s’accomplisse ce que je portais dans mon coeur.

J’ai vu que j’avais été conduit d’une façon si étonnante qui me dépasse totalement. Pour moi, quelqu’un me guide de l’intérieur, sans jamais s’imposer et toujours à travers les intuitions de mon être et de ma conscience profonde. Cette confiance m’a toujours conduit vers un accomplissement plus total et un bonheur profond.

Je fais l’expérience qu’il en est ainsi de l’univers. Une Présence discrète qui ne s’impose jamais est à l’œuvre dans cet univers si merveilleux et si grandiose. Les savants parlent beaucoup maintenant des merveilles et des miracles de l’univers, dont ils s’émerveillent par rapport, entre autres, à l’existence de la vie sur terre, surtout de notre propre existence comme être humain au sommet de cette vie. Ils nous parlent de l’intelligence des plantes qui ont poussé du bois, qui sont devenus nos arbres, afin de se protéger des dinosaures !!! De l’astuce des fleurs sans laquelle la vie ne se serait pas développée !!! Derrière tout ce qui existe et à l’intime de tout ce qui existe, une Intelligence est à l’œuvre comme « une âme bienveillante » (Frédéric Lenoir).

Cette façon de croire conduit à la paix à travers les moments difficiles, nous permet de traverser les épreuves et de poursuivre notre route dans la confiance.